Je porte haut ma voix et je gueule

Les grossesses en milieu scolaire ne sont plus un secret pour personne. C’est un phénomène connu et le nombre d’ONG œuvrant pour la prévention ne sont plus à compter, tellement elles sont nombreuses. Les campagnes de sensibilisation et leurs corollaires sont légion dans ce domaine.

Et les filles qui ont échappés au système ? C’est à croire que personne ne pensent à elles. Celles qui malgré tous les messages de sensibilisations : sont tombées enceintes, deviennent trop tôt mères, ont abandonnées les cours par manque de moyens et de soutien. Pour toutes celles-là, je porte haut ma voix et je gueule contre leur oubli et leur abandon.

Ah mais c’est leur faute. Personne ne leur a demandé d’écarter les cuisses, elles n’avaient qu’à mieux se protéger, elles n’avaient qu’à s’occuper de leur études comme on le leur à demander. Ce sont les pensées de bon nombre.

Moi je dis : ce sont encore des enfants et les enfants font des bêtises et quand cela arrive c’est aux  parents de s’en tenir à ses responsabilités,  de défendre les droits de sa fille et de la remettre sur le bon chemin. Et le parent d’aujourd’hui ne s’arrête pas au cercle familial. Cela s’étends aux quartiers, aux communautés, aux gouvernements, aux organismes.  Personne n’est en reste. Quand l’un flanche, l’autre doit pouvoir récupérer. Mais malgré cette grande famille,  que remarquons-nous ?

Des filles élèves mères renvoyées du cadre familial, devenues vulnérables à toutes les propositions douteuses d’hommes vicieux, elles contractent des mariages précoces et s’exposent aux violences. Dans cette situation précaire elles ne peuvent s’offrir le minimum ni à leurs enfants.

Et la génération future en prend des coups. Ils naissent avec de très petits poids, avec des maladies cardiaques, des insuffisances respiratoires. Avec des malformations, leurs mères qui n’ont pas les moyens d’offrir les soins de santé appropriés.

Ceux qui survivent à cette étape sont souvent malaimés parce que maman-enfant à trop de responsabilités et ne peut lui accorder le temps et l’attention dont ils ont besoin. Ils commencent par se promener tout nu et sale dans les quartiers. Une fille mère ne pouvant se scolariser comment le peut-elle pour son enfant ? 

Et si le tiers des moyens mis dans la machine de la prévention des grossesses en milieu scolaire était consacré à la prise en charge de ces dernières, beaucoup d’élèves mères ne verraient elles pas une lueur d’espoir pour leur avenir ? Elles pourraient être aussi un grand atout pour sensibiliser leurs sœurs encore sur les bancs sans grossesses et sans bébés.  Réfléchissons-y.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s