lettre à ma petite sœur

Ce billet initialement publié sur le blog de Mylène Flycka dédié à sa petite sœur m’a émue. Olive n’est pas la seule destinataire mais aussi toutes les petites sœurs du monde qui  sont très tôt confrontées à la réalité de l’adolescence.  Cet étape de la vie où les repères sont embrouillés par la poussée des hormones.  Où l’on croit tout savoir plus que tout le monde. Mais où malheureusement on a encore tout à apprendre. J’ai pris juste quelques paragraphes pour les partager avec vous. De vrais conseils de vie. Vous connaissez une adolescente? Faites passer le mot.

Ma chère sœur
Dans quelques jours, tu auras 14 ans, l’âge des découvertes, tant charnelles qu’humaines. Je ne suis plus présente, pour t’en coller une et te rééquilibrer les sens et j’en suis désolée ma chère moitié.
Mais La Dragonne est là. Elle ne crache plus autant de feu, elle n’est plus aussi vive mais ses conseils sont toujours aussi justes.
Mère m’a appris, moins par les mots que par l’exemple, que l’une des plus grandes richesses d’une femme sont ses convictions et ses volontés.
Tu apprendras qu’être convoitée n’est pas une porte ouverte aux libertés et aux oublis. Tu auras beau être chantée belle, étincelante et « opérationnelle », tu as le devoir de te crier fière. Sois fière, ma chère, sois fière dans tes « arrogances » et dans ta dignité. Que nulle main ne passe et ne repasse sur toi sans avoir été certifiée et accréditée.
Que nulle copine, que nul faste, que nulle « popularité » ne te détournent de ton éducation et de tes études.
C’est peut être frustrant de ne pas se voir prisée par tous ces garçons aux boules lourdes, mais c’est humiliant de finir jeune, et un peu trop grosse.
Sache que tu portes un prénom mais que tu brandis un nom, qui ne doit ni être sali ni être piétiné.
J’aurai bien voulu te dire: Les études, et rien que les études. Mais ce serait te mentir. J’ai la sensation, je l’avoue, d’avoir manqué à quelque chose, d’avoir laissé passer quelque chose. La dernière fois, je me suis vue assister pour la première fois de ma vie à une journée culturelle. C’était pour la fête de ton école en plus. C’est triste, et en plus, je n’y aurais pas été, si ce n’est le hasard. Amuse toi donc mais aime tes cahiers.
Cette lettre est ouverte au monde, pour toutes ces petites filles, plus jeunes que moi, toutes ces petites sœurs, qui sans repères se perdent et m’exaspèrent. Les parents ne savent pas toujours ce qu’on fait de nos « sorties », mais la vie le sait. Et elle le fait toujours payer.
De tout mon cœur,

 

Akossiwa DOKPODJO

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2 réflexions sur “lettre à ma petite sœur

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