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la grossesse précoce n’épargne personne

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L’éducation, la solution !

J’étais déjà majeure lorsque que je suis tombée enceinte. Mais laissez-moi vous dire que ce n’est pas de la blague d’être une maman. Et ça l’est encore moins quand on devient maman sans être préparée ; quand on devient maman sans avoir terminé ses études alors qu’il ne vous reste que quelques mois pour avoir votre licence professionnelle. J’ai eu de la chance car j’avais le soutien de mon père (séparé de ma mère qui n’est pas au pays) lorsque la grossesse est survenue.

 
Avoir le soutien de mon père c’est bien. Mais ce n’est pas lui qui se réveille toutes les nuits pour s’occuper du bébé. S’occuper seule d’un bébé c’est ne plus avoir le temps de faire des sorties entre copines, d’ailleurs ces copines vous éviteront toutes ! S’occuper de son enfant c’est ne plus avoir le temps de faire des lectures de romans, de magazines, etc. Bref s’occuper d’un bébé c’est faire des sacrifices ne serait-ce que pour un moment mais je vous le dis c’est pour toute sa vie. Rien n’est plus comme avant ! Donc il faut relativiser la notion de « majeure ». Vous n’imaginez pas ce qu’une grossesse imprévue peut causer. J’étais majeure mais pas indépendante ; J’étais majeure mais pas sans famille. Mes parents, mes proches, ma famille voulaient me voir finir les études, ils voulaient me voir travailler, ils voulaient me voir réussir !

 
Beaucoup de filles (et même de garçons) comme moi ne se sentent pas concernées lorsqu’elles suivent des campagnes de sensibilisation sur la sexualité. On se croit épargnés mais c’est une grave erreur, la grossesse n’épargne personne ! J’avais plus de 18 ans lorsque j’ai eu mon premier rapport sexuel mais une fois après avoir commencé, je n’ai pas su gérer la suite. Conclusion : Il faut être prête avant de tomber enceinte ou même de faire ce qui y conduit.

 
Je dirai à celles qui vivent dans ma situation de ne jamais baisser les bras. Moi j’ai pus terminer mes études avec l’appui de mon père que je ne cesserai de remercier. Quant à celle qui ne sont pas encore face à cette situation, faite tout pour ne pas la vivre. Votre éducation avant tout. Ayez des ambitions, réalisez vos rêves.

 
Pour résumer tout ce qui est dit, je dirai que l’éducation surtout de la jeune fille a vraiment besoin d’être prise au sérieux. Ce n’est pas seulement aller à l’école qu’est éduqué. La preuve je suis instruite et je n’ai pas pu éviter cette grossesse. L’éducation implique aussi la sexualité. Le monde est en pleine évolution : le sexe et tous ses paramètres (contraception, panification, etc) ne doivent plus être un tabou.

 
Merci Akossiwa de m’avoir permis de partager ce témoignage

Mon ‪‎interview‬ sur mon projet de prise en charge des ‪élèves-mères‬ par le journal Educ’action

Trois questions à Stella Dokpodjo sur le projet de création du centre de prise en charge des filles-mères

« Avec la grossesse, les parents se disent que ce n’est plus la peine de continuer à investir pour l’éducation de leurs filles »

Etudiante en quatrième année de linguistique, option : Information et Communication à l’Université d’Abomey-Calavi, Akossiwa DOKPODJO milite depuis 2014 pour le maintien des élèves-mères à l’école dans la société béninoise. A travers son blog consacré à l’éducation des filles mères pour le développement, elle ambitionne créer un centre de prise en charge des élèves- mères. Rencontrée dans le cadre d’une interview, Akossiwa DOKPODJO explique dans les moindres détails les objectifs de son projet. Educ’Action : Vous êtes animatrice d’un blog « Educ Fille Mère et Développement » qui sensibilise et traite du sujet des élèves mères. Pourquoi avoir décidé de vous consacrer à cette thématique? Continuer la lecture de Mon ‪‎interview‬ sur mon projet de prise en charge des ‪élèves-mères‬ par le journal Educ’action

Nadége, en formation d’infimiere

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Nadège, après son témoignage, j’ai plaidé pour lui trouver un parrain qui a payé les frais de sa première année de formation d’infirmière dans une clinique de la place. Elle est la première fille mère rencontrée dans le cadre du projet Educ Fille mère et la première à être parrainer. Son parrainage a débuté en Mars 2015. Dans le cadre de la réalisation d’une vidéo pour la Journée Internationale de la fille 2015, elle nous a fait part de sa vision  pour  2030 et nous avons recueilli l’avis de son père sur le programme de parrainage Educ Fille mère.

Le retour à l’école d’une Fille-mère

beatrice (1)Au nombre des filles-mères parrainées, j’ai décidé de faire un billet qui raconte le processus de la scolarisation de Béatrice.

Les préalables : rencontrer la famille

 Ne jamais mettre une fille à l’école sans l’autorisation des parents, leurs soutien est primordial.

19ans, maman d’une petite fille de 2ans et enceinte de quatre mois, déscolarisée depuis bientôt deux ans, Béatrice orpheline de mère, vivait avec sa grande mère. Cette dernière étant aussi décédée peu de temps après notre prise de contact, j’ai passé de longues semaines à essayer de rencontrer son oncle  pour son autorisation afin de  l’inscrire. C’est dans cette ambiance familiale  que j’ai rencontré l’oncle qui croulant sous les charges de la famille m’a confié  qu’il avait prévu de l’envoyer au village se trouver un mari cultivateur afin de comprendre la dureté de la vie.  Malgré des propos durs pour dénoncer le comportement naïf de sa nièce vis à vis des  jeunes hommes, j’ai compris sa peine et sa tristesse à travers ses larmes.

Retour sur le chemin de l’école

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En présence de son oncle,  j’ai inscris Béatrice en 3eme vers la fin octobre dans une école privée exempt de gréve et autres perturbations que nous rencontrons souvent dans notre système scolaire au Bénin. La moyenne dans son lycée est de 12 et un carnet de suivi signé par le préfet de l’établissement est acheminé vers les parents  à la fin de chaque semaine pour observation.

C’est une chance pour moi  de reprendre les cours malgré ma situation. Mon objectif c’est d’ avoir le BAC . J’ai pris les cahiers  d’un camarade pour recopier les cours que j’ai raté afin de me mettre à jours. Mais j’avoue ne pas encore tout comprendre.  J’évite aussi de poser des questions aux professeurs pour ne pas me faire remarquer.

Avant d’aller au cours, elle confie sa fille à sa tante ou à une voisine lorsque celle ci n’est pas disponible. Elle la retrouve le soir à la fin des cours.

Nous n’avons plus l’électricité  depuis un bon moment donc à l’aide de lampe torche, je révise mes cours jusqu’à 21h avant de vaquer à d’autres occupations domestiques.

Le suivi scolaire

Les résultats  du premier trimestre ne sont  pas à la hauteur de nos espérances. Elle a un niveau très bas dans toutes les matières. Mais c’est un peu compréhensible vu qu’elle a laissé les études pour deux ans au moins m’explique un de ses professeurs. Elle a besoin d’être encadré dans toutes les matières suggère t’il. Ce qui ne serait pas aisé vu le coût que cela pourrait engendrer.

Moi même je ne suis pas satisfaite de mes résultats, je vais redoubler d’efforts au second trimestre

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Sincère remerciement à Monsieur Sylvain BOKO et  Mylène Flicka pour la prise en charge des frais liés à la scolarisation de Béatrice.

 

 

Aller à l’école pour votre avenir et pour servir votre peuple

Spéciale Dédicace à toues les filles pour cette rentrée 2015-2016

Toi Jeune fille
Écoute-moi
Jeune fille, écoute-moi
Tu as la chance d’être scolarisée.  Ce n’est pas le cas de toutes les filles de l’Afrique.
Il y a certaines qui vendent du poisson à Ahouangome
Il y en a qui vendent des galettes à Ahoundo
D’autres qui vendent des cannes à sucres à Semé-kpodji
Certaines encore vendent des kolas à Parakou
Il y en a qui sont devant du Tchoukloutou (boisson locale) à Natitingou
Il y en a qui vendent de la moutarde à Houndoloto. Tout le temps. Des problèmes.

Allez a l’école pour votre avenir et pour servir votre peuple parce que: 

A l’assemblée nationale, vous n’existez pas
Dans les grandes décisions, on ne vous entend jamais
Dans les grands bureaux les femmes n’existent pas. Là où on parle des choses importantes, on ne trouve jamais des femmes
S’il vous plait, s’il vous plait allez à l’école

1er couplet Continuer la lecture de Aller à l’école pour votre avenir et pour servir votre peuple

Les adolescentes mères des pays en voie de développement ont besoin de soutien.

Pendant que je lisais le billet  » la grossesse chez les adolescentes: Que faire?« , j’ai été ramenée à une situation familière : le temps où je suis devenu une jeune mère. Malgré que je sois tombée enceinte de mon fils à 18 ans et étant dans mes premières années universitaires, je me suis toujours confronté a la même stigmatisation et honte que Brianna. Étant une jeune femme née et grandi dans un pays en développement, bien que vivant aux États-Unis, les conséquences sociales liées au fait de tomber enceinte sont devenues une réalité pour moi. Continuer la lecture de Les adolescentes mères des pays en voie de développement ont besoin de soutien.

Mariage forcé : Grand-mère à 26ans!

Akossiwa DOKPODJO
Akossiwa DOKPODJO

A 26 ans dans certains coins de notre continent l’Afrique, j’aurais été grand-mère à ce jour. Grande mère. Oui à mon âge ! (NB: j’ai eu mes menstrues à 12ans) Donc me voila mariée à 12ans, mon premier enfant une fille, suit le même chemin à 13 ans et la voilà maman d’une petite fille d’un mois et demie. Continuer la lecture de Mariage forcé : Grand-mère à 26ans!

Quand l’enfant parait, Le cercle de la famille applaudit !

Louise à accouchée d’une jolie petite fille. Elle pourra reprendre les cours l’année scolaire prochaine pour avoir son BEPC. Je partage quelques photos d’elle ici.

Effets de l’éducation sur l’existence : Mères instruites, enfants en bonne santé

Cet article initialement publié sur le site de la Nation Bénin écrit par Alain ALLABI   donne raison à tout mon combat pour la lutte contre la déscolarisation des élèves-mères. j’ai voulu le partager avec vous sans rien y enlever ou ajouter.

Un niveau d’instruction plus élevé de la mère contribue à améliorer le taux de survie des enfants. C’est l’une des grandes conclusions du Rapport 2014 de l’Education pour Tous (EPT) de l’UNESCO qui souligne les effets positifs de l’éducation des femmes sur la santé des enfants. Continuer la lecture de Effets de l’éducation sur l’existence : Mères instruites, enfants en bonne santé